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Créer un site WordPress de A à Z

WordPress fait tourner une grande partie des sites du web, des blogs personnels aux sites d’entreprise. Il est gratuit, très souple, et son immense catalogue de thèmes et d’extensions couvre presque tous les besoins.

Cette souplesse est aussi son piège. Un WordPress monté sans méthode accumule les extensions, devient lent et fragile. J’ai repris beaucoup de sites dans cet état chez des clients de l’Agence WebM, et le problème venait presque toujours des premières heures du projet.

Voici le déroulé que je suis pour un site vitrine propre, de l’hébergement jusqu’au lancement.

Avant l’installation : WordPress.org, domaine et hébergement

Il existe deux WordPress. WordPress.com est un service hébergé, avec des fonctions limitées selon la formule. WordPress.org est le logiciel libre que vous installez chez l’hébergeur de votre choix : c’est lui dont on parle ici, car il vous laisse la maîtrise complète du site.

Il vous faut donc deux choses avant de commencer :

  • un nom de domaine (par exemple menuiserie-dupont.fr), réservé à votre nom ;
  • un hébergement compatible WordPress, avec PHP à jour, une base de données MySQL ou MariaDB et un certificat HTTPS gratuit.

Pour un site vitrine, un hébergement mutualisé de qualité suffit largement. Vérifiez que l’offre inclut des sauvegardes automatiques et un support qui répond en français.

Installer WordPress chez son hébergeur

La plupart des hébergeurs proposent une installation en un clic depuis leur espace client. Vous choisissez le domaine, un identifiant administrateur, un mot de passe et une adresse e-mail. Quelques minutes plus tard, le site est accessible.

Trois précautions dès ce moment :

  1. Choisissez un identifiant administrateur qui n’est ni « admin » ni le nom de l’entreprise.
  2. Utilisez un mot de passe long, généré et conservé dans un coffre-fort de mots de passe.
  3. Indiquez une adresse e-mail que vous consultez vraiment : c’est là qu’arriveront les alertes et les liens de récupération.

Les réglages de la première connexion

Avant de toucher au design, passez dix minutes dans le menu « Réglages » :

  • Général : titre du site, slogan court, langue française, fuseau horaire de Paris.
  • Permaliens : choisissez « Titre de la publication ». Vos adresses ressembleront à /renovation-salle-de-bain/ plutôt qu’à /?p=123.
  • Lecture : pendant le chantier, cochez la case qui demande aux moteurs de recherche de laisser le site de côté. Notez-le quelque part, car il faudra la décocher au lancement.
  • Discussion : désactivez les commentaires si vous n’avez pas de blog, vous éviterez beaucoup de spam.

Supprimez aussi l’article « Bonjour tout le monde », la page d’exemple et les extensions préinstallées dont vous n’avez pas besoin.

Choisir un thème léger et un constructeur de pages

Le thème définit l’apparence générale du site. Méfiez-vous des thèmes « tout-en-un » vendus avec des dizaines de démonstrations : ils chargent beaucoup de code inutile. Préférez un thème léger et bien maintenu (Hello, Astra, GeneratePress, Kadence ou l’un des thèmes officiels de WordPress), puis construisez vos pages avec l’éditeur de blocs intégré ou un constructeur comme Elementor.

Pour choisir, regardez la date de la dernière mise à jour, le nombre d’installations actives et les avis récents dans le répertoire officiel. Un thème qui n’a pas été mis à jour depuis plus d’un an est à écarter.

Créer un thème enfant si vous modifiez le code

Si vous comptez ajouter du CSS ou modifier des fichiers du thème, installez un thème enfant. Sans lui, la prochaine mise à jour du thème effacera vos modifications.

Les extensions essentielles, et celles dont vous pouvez vous passer

Chaque extension ajoute du code, des mises à jour et un risque. Mon socle pour un site vitrine tient en cinq ou six extensions :

  • une extension de référencement (Yoast SEO, Rank Math ou SEOPress) pour les titres, descriptions et le plan du site ;
  • une extension de sauvegarde si votre hébergeur n’en fait pas ;
  • une extension de sécurité légère (limitation des tentatives de connexion, double authentification) ;
  • une extension de cache pour la vitesse, si l’hébergeur n’en propose pas déjà ;
  • un formulaire de contact (Contact Form 7, WPForms, Fluent Forms) ;
  • un outil de gestion des cookies si vous utilisez des outils de mesure ou des vidéos intégrées.

Évitez les extensions qui ajoutent un seul petit effet visuel, les extensions abandonnées et les doublons (deux extensions de cache ou deux extensions de référencement en même temps provoquent des conflits).

Construire les pages et le menu

Créez d’abord toutes les pages vides avec leur titre définitif, puis remplissez-les une à une. Une structure simple fonctionne pour la plupart des TPE : accueil, une page par service principal, réalisations, à propos, contact, mentions légales et politique de confidentialité.

Dans « Apparence », puis « Menus » (ou dans l’éditeur de site selon le thème), composez un menu court : cinq ou six entrées au maximum. Les mentions légales vont dans le pied de page.

Prenons une paysagiste à Bourgoin-Jallieu : un menu « Création de jardins, Entretien, Réalisations, À propos » avec un bouton « Demander un devis » qui mène au formulaire est bien plus lisible qu’un menu de dix entrées.

Renseignez enfin, page par page, le titre SEO et la meta description dans l’extension de référencement, et ajoutez un texte alternatif à chaque image.

La liste de contrôle du lancement

Avant d’annoncer le site, vérifiez dans l’ordre :

  1. décocher la case de non-indexation dans « Réglages », puis « Lecture » ;
  2. tester le formulaire avec une vraie demande et vérifier sa réception ;
  3. contrôler l’affichage sur téléphone et sur tablette ;
  4. vérifier que le site s’ouvre en HTTPS sans alerte du navigateur ;
  5. lancer une première sauvegarde complète ;
  6. déclarer le site dans Google Search Console et y envoyer le plan du site.

Exercice : préparer votre installation sur une feuille

Avant de créer quoi que ce soit, notez sur une feuille : le nom de domaine visé, l’hébergeur retenu, le thème choisi avec la date de sa dernière mise à jour, la liste de vos extensions (six au maximum) avec le rôle de chacune, et l’arborescence de vos pages.

Si une extension n’a pas de rôle clair, rayez-la. Si une page n’a pas d’objectif, fusionnez-la avec une autre. Cette feuille vous servira de fil conducteur pendant toute la construction.

WordPress de A à Z, l’essentiel à retenir

Un bon site WordPress repose sur des choix simples faits dès le départ : un hébergement correct, des réglages propres, un thème léger, peu d’extensions, des pages construites une à une et une vérification sérieuse avant le lancement. Le reste se joue ensuite dans l’entretien régulier du site.

L’essentiel à retenir

  1. Un WordPress monté sans méthode accumule les extensions et devient lent et fragile.
  2. Utilisez WordPress.org, avec un domaine à votre nom et un hébergement compatible.
  3. Sécurisez l’installation : identifiant unique, mot de passe long, e-mail consulté.
  4. Réglez permaliens, langue et non-indexation provisoire avant de toucher au design.
  5. Choisissez un thème léger et bien maintenu, puis cinq ou six extensions utiles au plus.
  6. Avant le lancement, décochez la non-indexation, testez le formulaire et déclarez le site à Google.

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