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Créer son assistant sur mesure dans ChatGPT, sans code

Vous avez sans doute entendu ce conseil : « crée ton propre GPT ». Pendant longtemps, c’était la bonne réponse pour toute tâche répétitive dans ChatGPT. Les choses ont changé, et mieux vaut l’apprendre avant de chercher un bouton qui n’existe plus sur votre compte.

OpenAI a annoncé le retrait des GPT personnalisés et accompagne leurs créateurs vers une autre fonction, les plugins. Sur les comptes personnels, quelle que soit la formule, la création de nouveaux GPT n’est déjà plus proposée.

La bonne nouvelle : ce qui faisait la valeur d’un GPT n’a jamais été le bouton. C’était un mode d’emploi bien écrit et de bons documents de référence. Cette méthode se transporte d’un outil à l’autre, et ce cours l’applique à une fonction accessible aujourd’hui : les projets de ChatGPT.

Ce qui remplace le GPT selon votre situation

  • Vous partez de zéro. Un projet regroupe vos conversations, vos fichiers et des instructions propres à un sujet. C’est la solution la plus simple, et elle suffit pour une tâche répétitive.
  • Vous avez déjà créé un GPT. Il reste utilisable jusqu’à son retrait. Suivez les consignes de migration indiquées par OpenAI dans votre compte : les instructions deviennent une compétence, appelée « skill », et les fichiers sont repris dans un plugin. Les actions personnalisées, elles, ne suivent pas : prévoyez une solution de remplacement si vous en utilisez.
  • Vous voulez une fonction réutilisable partout. Un plugin peut contenir une simple compétence, sans connexion à un service extérieur. OpenAI propose un assistant de création de plugin depuis son répertoire. La disponibilité dépend de votre formule et de votre espace de travail : vérifiez-la dans le centre d’aide.

Ces fonctions bougent vite, et leurs noms peuvent encore changer. Le reste de ce cours ne dépend pas d’elles : c’est le plus important à garder.

Repérer la tâche qui mérite son propre assistant

Une bonne candidate se reconnaît à quatre signes : elle revient au moins chaque semaine, elle suit toujours le même schéma, elle part d’une matière que vous fournissez et sa relecture reste rapide. Quelques exemples :

  • Un plombier à Vienne transforme ses notes dictées en compte rendu d’intervention pour le client.
  • Une agente immobilière rédige une annonce à partir de sa fiche de visite.
  • Un commercial convertit son bilan de tournée en récapitulatif pour son responsable.

Évitez au départ les tâches qui demandent une décision (accorder une remise, répondre à un litige) et celles qui n’arrivent que deux fois par an. Nous suivrons ici le plombier, qui veut écrire ses comptes rendus plus vite le soir.

Écrire le mode d’emploi dans les instructions du projet

Créez un nouveau projet depuis le menu latéral, donnez-lui le nom de la tâche, puis ouvrez ses instructions. Elles s’appliquent à ce projet uniquement et prennent le pas sur vos instructions générales. Rédigez-les comme une procédure en cinq blocs : le rôle, l’entrée, les étapes, la sortie et les interdits.

« Tu rédiges les comptes rendus d’intervention d’un plombier chauffagiste. Je te donne mes notes brutes, dictées et mal ponctuées. D’abord, repère le problème constaté, les travaux faits, les pièces changées et ce qui reste à prévoir. Si l’un de ces quatre éléments manque, demande-le-moi avant de rédiger. Ensuite, écris le compte rendu selon le modèle joint, en français simple, en vouvoyant le client, en moins de dix lignes. N’ajoute aucun diagnostic, aucune garantie et aucune information absente de mes notes. »

Remarquez la consigne sur les éléments manquants : elle transforme une invention possible en simple question. Remarquez aussi que l’assistant reçoit une seule mission. Si vous lui demandez également les devis et les relances, créez plutôt un deuxième projet.

Ajouter les bons fichiers, et seulement ceux-là

Dans les fichiers du projet, ajoutez ce qui sert de référence : le modèle vierge et deux ou trois exemples de comptes rendus dont vous êtes content, anonymisés. Un exemple réussi montre le ton mieux qu’une longue description.

Gardez une séparation nette : le comportement va dans les instructions, la matière de référence va dans les fichiers. Le nombre de fichiers possibles varie selon la formule, ce qui pousse aussi à rester sobre.

Aucun dossier client ne doit se retrouver là sans réflexion. Vérifiez auparavant vos réglages de confidentialité, et consultez les conditions d’OpenAI en vigueur si les comptes rendus contiennent des données personnelles. Le plus simple reste de dicter sans nom ni adresse, puis de les ajouter vous-même dans votre logiciel.

Roder l’assistant sur des cas passés

Ne commencez pas par une vraie intervention. Reprenez cinq anciennes notes dont vous connaissez le bon résultat.

  1. Deux cas simples et représentatifs.
  2. Un cas avec une information manquante : l’assistant doit poser la question.
  3. Un cas confus, avec plusieurs interventions mélangées.
  4. Un piège : une note où le client demande une garantie que vous n’avez pas donnée.

À chaque écart, modifiez les instructions au lieu de corriger seulement la réponse. Une phrase ajoutée au mode d’emploi règle le problème pour toutes les prochaines fois. Puis relancez les mêmes cinq notes pour voir si la correction a bien fonctionné sans casser le reste.

Vivre avec son assistant au quotidien

Une fois rodé, l’usage tient en un geste : ouvrir le projet, nouvelle conversation, coller les notes, relire, envoyer. La relecture reste obligatoire : c’est votre nom qui figure sur le document.

Si un collègue a la même tâche, un projet peut être partagé selon votre formule, avec des droits de lecture ou de modification. Gardez un seul responsable des instructions, sinon le mode d’emploi dérive vite. Enfin, conservez une copie de vos instructions et de vos notes de test dans un document à vous : le jour où la fonction change, vous repartez en quelques minutes dans le nouvel outil.

Exercice : le mode d’emploi de votre tâche en cinq blocs

  1. Choisissez une tâche qui coche les quatre signes.
  2. Écrivez le rôle, l’entrée, les étapes, la sortie et les interdits.
  3. Créez le projet, collez les instructions et ajoutez un modèle et deux exemples anonymisés.
  4. Faites passer cinq anciens cas, dont un piège.
  5. Corrigez les instructions jusqu’à obtenir quatre réponses sur cinq utilisables après une relecture légère.

Le mode d’emploi survivra aux changements de fonctions

Les boutons changent, le nom des fonctions aussi. Une tâche bien choisie, une procédure écrite et une série de cas de test gardent toute leur valeur. C’est ce travail qu’il faut soigner, et il vous appartient.

L’essentiel à retenir

  1. OpenAI retire les GPT personnalisés, et leur création n’est plus proposée aux comptes personnels.
  2. Un projet ChatGPT réunit instructions, fichiers et conversations pour une tâche répétitive.
  3. Si vous avez déjà un GPT, suivez la migration indiquée par OpenAI dans votre compte.
  4. Choisissez une tâche fréquente, toujours construite pareil et rapide à relire.
  5. Écrivez le rôle, l’entrée, les étapes, la sortie et les interdits, sans oublier les manques.
  6. Rodez l’assistant sur cinq anciens cas et corrigez les instructions à chaque écart.
  7. Gardez une copie de votre mode d’emploi pour le reprendre si la fonction change.

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